Vladimir Kozlov est né en 1972 à Moguilev (Biélorussie). "Comme tous les russes", il a grandi dans une cité prolétaire et fait ses études dans une école soviétique de l'ouest de la Russie. En 1989-1992 Il a fait ses études à l'institut de construction mecanique de Moguilev. En 1996, il sort avec un diplôme de traducteur, de l'anglais et de l'allemand de l'université de langues de Minsk. Il travaille ensuite comme journaliste, secrétaire de rédaction, traducteur. En 1998-99, il suit des études à l'université de Bloomington dans l'Indiana (Etats-Unis), département journalisme. Depuis 2000, il vit à Moscou.

La nouvelle " Fête de la chanson et du groupe " a été traduite pour l'anthologie " Rasskazy : New Fiction from a New Russia", parue en septembre 2009.

En janvier 2010 son roman " Racailles " a paru aux editions Moisson Rouge (traduit du russe par Thierry Marignac).

Extraits de presse :
" Le plaisir qu'on prend à lire les romans de Kozlov n'a rien à voir avec la nostalgie qu'on peut éprouver pour l'URSS des années 1980, non plus qu'avec une curiosité ethnographique, il ne s'agit ni d'un livre sur une époque, ni d'un livre sur le prolétariat, mais sur des adolescents apparemment adultes mais qui retombent en enfance. " Chkola " (École) est l'histoire d'un passage à l'âge adulte en trompe-l'oeil ; le roman d'une éducation inexistante. Au coeur du texte de Kozlov, d'une grande brutalité, beaucoup de tendresse. "
Magazine "Afficha"


" La surprenante fraîcheur, l'étonnante pureté de ce texte s'imposent en dépit de toute la brutalité, le cynisme et tous le décor contre-nature. Touchant malgré la grossièreté charriée par cette prose. La vie quotidienne des adolescents soviétiques des années 1980 - dans sa bouleversante vérité. L'argot russo-biélorusse, des collèges et des rues - comme si on l'avait craché au magnétophone, il y a 15 ans et déchiffré seulement aujourd'hui. "
Journal "Khnijnoe obozrenie " (miroir des livres)

Le roman " Gopnicki " (Racailles) est un livre sur l'époque, un livre dont la modernité coupe le souffle, dès les premiers paragraphes le romancier oppose son veto à toute évolution psychologique ou morale de ses personnages Minimaliste, ascétique, l'argot employé ne s'enrichit jamais - du premier chapitre d'introduction " Vacances " qui ouvre la marche en fixant les émotionnels règlements de comptes d'une cour d'école survoltée - au chapitre final " bureau ".
Journal "Ex-Libris"

Ce roman autobiographique mélange une quantité de détails réalistes de l'époque, rapportés avec un scrupule maniaque. On l'impression que l'auteur a tenu un journal, et en a fait de la prose après coup. C'est justement cette unité " photographique " des détails, telle qu'on la trouverait dans une lettre, qui enchante. Et malgré le désespoir et tout ce qu'il y a de déprimant dans le décor du récit, on le lit avec un sentiment très chaleureux
"Time Out Moscou"